Quand mon père avait mon âge, il habitait dans un bidonville avec toute sa famille. Ses tantes, oncles, cousins, cousines étaient à proximité.
La délinquance faisait partie du quotidien.
A 10 ans mon père travaillait déjà comme mécanicien.
Mon père et sa famille habitait en Macédoine, dans la capitale de Skopje et dans l'un des quartiers les plus pauvres du pays.
A 16 ans il à quitté son pays pour fuir la pauvreté. La Belgique était son espoir d'une vie meilleure.
Plus tard, mes oncles sont arrivés eux aussi. Mes deux oncles travaillaient dans un night-shop et parfois j'allais travailler avec lui.
Ils venaient souvent chez nous et tout le monde se réunissait chez nous pour faire de la musique traditionnelle albanaise.
Mon oncle Mehat avait un fils de 4 ans et une femme voilée, enceinte.
Un soir il est rentré chez lui comme chaque soir. Il s'est endormi, et il a reçu 16 coups de couteaux.
Sa femme à immédiatement appelé la police, ils ont mené l'enquête et après plusieurs jours ils ont déclaré que c'est sa femme qui l'avait tué.
On n'arrivait pas à y croire, la colère s'installa avec nos larmes.
Elle a écopé de 20 ans de prison et a accouché de sa fille à la prison de Bruges. Sa fille a maintenant 4 ans et son fils neuf. J'ai vu mon cousin le 3 février 2019, ils vivent tout les deux chez leur grand-mère maternelle, à Ostende. Le petit ne sais pas encore que son père est mort. Parfois il pleure pour lui, il le cherche toujours et il pense à lui.
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