lundi 20 mai 2019

titre a trouver

Rester dans mon lit, à cogité, à réfléchir et essayé de trouver des réponses à mes questions. Je me demande des fois comment la société en est arrivé là. J'aimerais savoir pourquoi tant de gens sont toujours prêts à critiquer, à rabaisser et à se moquer. Depuis petite, je me suis sentie toujours un peu différente des autres mais sans réellement savoir pourquoi.
De mes primaires jusqu'au début de mes humanités, j'ai toujours eu l'impression qu'il y avait quelque chose que j'aurai toujours voulu crier haut et fort. J'ai toujours eu des problèmes à m'exprimer et déposé des mots sur mes pensées.
Jusqu'à mes 14 ans, je n'ai jamais pu m'identifier et savoir qui j'étais vraiment.
A un moment donné, j'en ai voulu à l'humanité parce que j'étais sûre que c'était la société qui m'a inconsciemment forcé à me recroqueviller sur moi même. Les gens autour de moi ont réussi à me refléter une image qui ne me correspondait pas. Heureusement que j'ai toujours eu une super maman qui m'acceptait tel que j'étais et qui m'a poussé à devenir la personne que j'aurai toujours voulu être.
Pendant les grandes vacances 2017, j'ai décidé de changer radicalement de vie.
Tout au long des vacances, j'ai essayé tant bien que mal d'avoir confiance en moi. Dans mes coups de blouse ou je me disait que ça servirait à rien et que dans tous les cas je ne m'assumerais jamais, j'avais toujours espoir que si je y mettait un peu du mien, j'arriverai à mon objectif.
Septembre 2017, j'étais sûre, déterminée et prête à affronter une nouvelle année scolaire.
Finalement, rien n'a été tout rose.
Quand j'ai commencé à raconter à "mes potes" de l'époque je c'était possible que je savais ressentir beaucoup plus qu'une simple amitié envers les filles, ils m'ont vraiment tous regardés comme ci je venais d'une autre planète.
Arrivée chez moi, toute la crédibilité que je m'étais construite s'était envolée.
Toute l'année scolaire 2017-2018 a été pour moi un calvaire dont je ne voyais pas la fin. Sans plus aucune crédibilité, j'avais l'impression de servir à plus rien.
Tout au long de l'année, j'ai perdu énormément d'amis dans l'école.
Heureusement pour moi que j'ai toujours eu, en dehors des cours, un groupe de potes extraordinaire qui ont toujours veillés sur moi.
Je remercierai jamais assez mon partenaire des 400 coups, mon meilleur ami qui m'a toujours soutenu lors de mes changements d'humeur et dans mes prises de décisions.
C'est bien la seule personne qui s'en fichait vraiment de mon orientation sexuelle. Tout le monde me disait que le fait d'aimer les filles n'était que de passage et que j'étais juste en pleine crise d'ado. Mais je n'étais pas du tout d'accord avec eux, ma théorie à moi c'est justement grâce à l'adolescence, j'ai découvert qui j'étais vraiment.
L'année scolaire commence tout doucement à prendre fin.
Bien évidemment, j'ai dû doubler mon année mais je dois vous avouez que tout à subitement vraiment mieux fonctionner pour moi.
Petit à petit, j'ai repris confiance en moi.
Au fond de moi, je n'ai jamais vraiment en voulu aux personnes qui m'ont critique, parce que je me dit que quiconque n'est élevés de la même manière.
Sans ce texte, je remercierai mon meilleur ami et ma petite amie pour m'avoir aidé à surmonter mes craintes, ma timidité et surtout de m'avoir donner le courage d'écrire l'histoire de ma vie.

lundi 13 mai 2019

Arrêt du coeur

Quand mon père avait mon âge, il habitait dans un bidonville avec toute sa famille. Ses tantes, oncles, cousins, cousines étaient à proximité.
La délinquance faisait partie du quotidien.
A 10 ans mon père travaillait déjà comme mécanicien.
Mon père et sa famille habitait en Macédoine, dans la capitale de Skopje et dans l'un des quartiers les plus pauvres du pays.
A 16 ans il à quitté son pays pour fuir la pauvreté. La Belgique était son espoir d'une vie meilleure.
Plus tard, mes oncles sont arrivés eux aussi. Mes deux oncles travaillaient dans un night-shop et parfois j'allais travailler avec lui.
Ils venaient souvent chez nous et tout le monde se réunissait chez nous pour faire de la musique traditionnelle albanaise.
Mon oncle Mehat avait un fils de 4 ans et une femme voilée, enceinte.
Un soir il est rentré chez lui comme chaque soir. Il s'est endormi, et il a reçu 16 coups de couteaux.
Sa femme à immédiatement appelé la police, ils ont mené l'enquête et après plusieurs jours ils ont déclaré que c'est sa femme qui l'avait tué.
On n'arrivait pas à y croire, la colère s'installa avec nos larmes.
Elle a écopé de 20 ans de prison et a accouché de sa fille à la prison de Bruges. Sa fille a maintenant 4 ans et son fils neuf. J'ai vu mon cousin le 3 février 2019, ils vivent tout les deux chez leur grand-mère maternelle, à Ostende. Le petit ne sais pas encore que son père est mort. Parfois il pleure pour lui, il le cherche toujours et il pense à lui.


Petite

Chère petite moi,
Je t'écris cette lettre car je veux te protéger, ne pas te faire de mal.
Je veux que tu sois forte.
je sais que tu manque de confiance en toi.
Je voudrais que tu sois capable de t'exprimer, de dire ce que tu ressens, de ne pas le garder pour toi.
Certaines personnes vont chercher à te rabaisser, ne te laisses pas écraser, ne montre pas tes faiblesses.
Avec le temps tu vas te rapprocher de maman mais ne t'éloignes pas de papa, il à des conseils utiles à te donner.
Rapproche toi d'eux car ils t'aiment.
Je sais que maman ne le montre pas mais sache qu'elle t'aime vraiment.
Quand papa te cries dessus, ne le prends pas mal car il fait ça pour ton bien.
Je veux que tu saches que même si tu es grosse personne n'a le droit de te manquer de respect.
Assume toi complètement.
Je sais qu'il y aura toujours des gens pour te rabaisser mais relève la tête car même grosse
 tu es belle!
Tu sais la vie n'est pas un conte de fée et tu rencontreras de mauvaises personnes. Des magnifiques aussi, qui seront toujours à tes côtés, comme papa et maman.
Je veux que tu profites de ta vie, maintenant, de tes 10 ans. Parce que plus tard cette vie là te manquera.
Quand tu n'iras pas bien, relis ma lettre, n'oublie pas ce que je t'ai dis, prends soin de toi et profite!
A.

Lettre de moi 15 ans à moi 10 ans

Chère Flora,
Tu as 10 ans.
Tu es fille unique.
Tu as de bonnes notes à l'école.
Tu restes presque tout le temps seule à la maison.
Tu adores violetta à la télévision.
Tu as peur la nuit et ça te réveille.
Tu ne manges jamais tes tartines à la cantine, alors avec Quereine vous faite la vaisselle en échange d'un repas.
Il y a quelques semaines j'ai eu 15 ans, enfin on a eu 15 ans même si toi tu n'en a encore que 10.
La vie n'est pas aussi rose que tu l'imagines.
Avec Maman nous sommes reparties à Bruxelles avec une petite sœur du nom de Maria. Au début ce sera génial puis elle deviendra très chiante.
A Bruxelles tu iras dans une école où tu seras la seule congolaise.
Tu n'aimeras pas ta prof qui sera méchante avec toi et comme tu ne l'aimeras pas tu auras de mauvaises notes.
Tu ne seras pas aussi intelligente que quand tu vivais à Liège.
Quelque jours avant ton 14ème anniversaire, ton imbécile de grand-frère reviendra. Surtout ne lui fais pas confiance, c'est le roi des cons.
Tu vas aussi pleurer beaucoup.
Il va y avoir beaucoup de morts dans ta famille... Beaucoup!
Tu seras aussi tantine et grande sœur de beaucoup de petits.
Tu seras toujours avec les gens de la famille, là maintenant tu ne comprends pas pourquoi mais plus tard tu vas comprendre, et tu t'en ficheras.
En secondaire, tu rencontreras des filles qui deviendront des sœurs pour toi.
Léa, au début tu ne l'aimeras pas, puis tu apprendra à la connaître et elle deviendra comme une grande sœur pour toi. Grande même si, parfois, elle ne veut pas grandir. Tu vas la trouver chiante, vraiment chiante, mais tu l'aimeras quand même.
Joao: Pareil, au début tu ne l'aimeras pas et puis tu l'aimeras fort! Elle veut toujours jouer la grande alors qu'elle est la plus petite mais elle est géniale.
Eden: c'est une fille géniale, avec beaucoup de problèmes. S'il te plait, fais attention à elle.
Cindy: Elle c'est ton double. Elle est aussi bizarre que toi. vous êtes aussi folle l'une que l'autre. Elle te donnera toujours le sourire.
Salma: Elle c'est la meilleure, elle est chiante mais géniale.
F


vendredi 10 mai 2019

mon coeur

Mon cœur me dit.
Mon cœur me rappelle à quel point j'ai donné à des personnes qui ne m'ont jamais donné autant.
mon cœur me dit "pourquoi es-tu mal alors qu'ils veulent ton mal".
Mon cœur pleure tout le temps même si mes amies font en sorte qu'il sourit.
Mon cœur saigne mais ce n'est pas grave ce n'est que du sang.
Mon cœur appelle "au secours" mais tout le monde fait genre de ne pas l'entendre.
Un cœur tellement brisé que même la colle forte n'est pas assez forte.
Un cœur avec tellement de griffures qu'il n'y a plus assez de pansements.
Un cœur qui à reçu tellement de coups de couteau que plus rien ne lui fait mal.
A force, le cœur rouge est devenu un cœur noir.
Un cœur noire remplis de méfiance.
Un cœur qui n'arrive plus à s'exprimer.
Un cœur qui dit beaucoup de vérités mais on préfère le nier.
M.

j'ai eu 10 ans

Ce garçon de dix ans était transparent, une feuille vierge.
Sans doute à cause de l'éducation de son père.
Ce garçon de dix ans faisait des bêtises.
Il voulait être remarqué par son père.
Ce père qui n'avait pas de remords à la frapper, si violemment.
Ce garçon de dix ans savait qu'il ne se ferait pas remarquer par les études.
Un an plus tard on lui appris que son petit frère était sur-doué.
W.

ma pelade


Ma pelade

En novembre 2015, je sors de la classe car c’était l’heure.

Je vois mon oncle qui est dans la même école que moi, je vais vers lui, je le « selem » et là il me dit que j’ai un trou dans les cheveux.

Je ne l’ai pas cru.

Le lendemain matin c’était un mercredi, je n’avais pas école car il y avait conférence pédagogique.

Je suis allé chez ma grand-mère car toute la famille préparait le mariage de ma tante.  

J’arrive dans le salon et mon cousin Abdel me dit, lui aussi que j’ai un trou.

Je ne comprenais pas pourquoi tout le monde me disait ça alors que moi je ne voyais rien.

J’avance dans le salon et ma mère me demande, elle aussi quel est ce trou au côté droit de ma tête. Elle pense que j’ai touché à la Gillette et se fâche.

Je lui réponds que non et là pouf elle me gifle.

Après je vais à la douche, je me rince le visage. Je passe ma main sur mes cheveux. Et en regardant ma main je vois qu’il y a des cheveux sur ma main.

Je vais chez ma mère, je lui montre ma main avec les cheveux dedans. Elle me dit que ce n’est pas normal.

Ma mère va trouver sa sœur qui est au salon parce qu’elle est instruite et que ma mère lui fait confiance.

Ma tante, ne comprends pas et elle décide d’appeler son mari qui est médecin.

Il lui dit que c’est certainement une pelade.

Je demande à ma tante ce que c’est la pelade. Elle m’explique que c’est comme un petit champignon qui s’attaque aux poils du corps.

C’est dû au stress ou a un choc émotionnel.

Au téléphone, mon oncle m’annonce qu’il me reste un mois avant que tous mes cheveux ne tombent.

Je pleure. Je crie. Pendant deux jours je reste seul dans ma chambre, je ne voulais plus sortir. Je ne mangeais rien.

Après un mois je n’avais plus de cils, plus de sourcils, plus de cheveux, plus de poils. Je suis retourné à l’école. J’avais mis un bonnet et un connard me l’a retiré.

Je suis devenu fou. Je l’ai attrapé et je l’ai frappé, je ne me suis pas contrôlé. Ses parents ont porté plainte. L’école m’a mis trois jours de renvois.

Un mois après ma tante m’a pris rendez-vous chez sa copine qui est naturopathe. Elle m’a fait une prise de sang.

Je ne sais pas comment elle a fait, on a commencé à parler et elle m’a raconté des choses qui se sont passé avant dans ma vie que je ne lui avais même pas dit.

Pour qu’elle puisse m’aider elle pense que je  dois me rappeler du choc que j’aurai eu durant mon enfance ou ces deux dernières années. Mais je n’avais aucune idée.

Et aujourd’hui encore, je ne sais pas.

Pendant 6 mois j’ai été chez elle mais sans aucun résultat.

Ensuite j’ai tout arrêté, tout abandonné, j’en avais marre.

Ça fait 3 ans maintenant que je n‘ai plus de cheveux.

La première année a été difficile mais je me suis habitué.
A.

titre a trouver

Rester dans mon lit, à cogité, à réfléchir et essayé de trouver des réponses à mes questions. Je me demande des fois comment la société en e...